- Une accro du shopping en voyage mais pas que (part 1)


Me voilà donc partie pour quelques jours en Andalousie. Au départ, ce n’était pas dans mes plans je l’avoue, seulement quand l’amour de ma vie m’a demandé de l’accompagner je ne pouvais absolument pas refuser. On arrive d’abord à Grenade mais ce dont j’ai envie de partager avant c’est ce qui m’est arrivé à Jaen.


La découverte  des « Baños Arabès », autrement dit le Hammam, où la visite commence par le Palace. -(pour les détails historiques, Wikipédia c’est bien hein, sinon l’article va faire un kilomètre, au bas mot J). Plusieurs vitrines se succèdent montrant les ustensiles, les meubles et tout ce qui attrait à la vie de l’époque. D’emblée, je suis dans mon élément, je déménage dans quelques mois et ce que je vois m’inspire au plus haut point. Euh… j’le dis en passant, personne n’échappera aux étapes de ma nouvelle déco ahahah. Ceux qui voudront donner leur avis sont les bienvenues mais pas dit que j’en tienne compte ;). Petit avant goût : style industriel avec touche orientale, c’est moins flippant que ça en a l’air pas de panique. Bah arabe un jour arabe toujours, c’est comme ça et c’est on ne peut plus vrai dans ce qui va suivre. Et puis le style Scandinave, comment dire ? ça me sort par les trous de nez pour être polie. Vu et revu, plutôt joli à la base c’est en train de virer au cauchemar tellement on le voit partout. Pas envie que mon chez moi ressemble à une maison témoin IKEA. Pour l’instant, ce que j’envisage dans ma tête c’est assez clair mais rien ne dit qu’en vrai ce ne sera pas super moche. On verra bien, on se tient au courant…en attendant pour une idée plus précise ici



Bon, on s’égare (ma grande spécialitéJ), donc je déambule au gré de mes envies et de  mon sens de l’orientation pourri surtout. Voilà, j’arrive devant un pare-terre vitré dévoilant sous mes pieds des ruines de pierres. Quelque pas plus loin je me retrouve face à une descente d’escalier aux méchants airs d’Amityville, pour ceux qui ne connaissent pas c’est un film d’horreur américain, on l’appelle aussi la maison du diable…Tout un programme ! Pour ne rien arranger il n’y a personne, seulement moi et un endroit chargé d’histoire. Je pénètre donc dans ce qui va se révéler, pour moi, un véritable électrochoc. Imprégnée d’une culture orientale, le hammam est un rituel que j’observe depuis ma plus tendre enfance. Aussi, quand je sens cette odeur familière de cette eau si particulière mélangée à celle de la pierre humide, je suis prise d’une émotion inattendue. Des images s’emmêlent et se succèdent à une vitesse incroyable. Des souvenirs en pagailles se bousculent presque instantanément. Je revois ma grand-mère, mes cousines, les événements marquants liés à cet endroit par lequel on n’échappe pas quel que soit l’occasion (mariage, circoncision, etc…). J’entends les seaux en métal s’entrechoquer, les voix des femmes déjà fortes s’amplifier par l’écho des voutes percées par des trous en forme d’étoiles. Symbole des plus représentatifs, à mon sens, de l’art arabo-musulman.



Je viens de prendre la claque de ma vie. Ce que je ne dis pas c’est que je n’ai jamais su ou pu choisir entre le pays de mes ancêtres et celui où j’ai grandi. C’est comme choisir entre mon père et ma mère, c’est impossible. Du coup, je me sens citoyenne du monde. Après tout on est tous du genre humain où est la différence ? Les coutumes, la culture, alors soit parle moi de la tienne je te ferai découvrir la mienne. C’est de la richesse à l’état pur et moi j’aime le partage. Certains de mes amis trouvent que je choisis la facilité, à ce stade de ma vie c’est ce que je ressens, je verrais si l’avenir me pousse à changer d’avis ou si je resterais « hybride » jusqu’au bout.


J’ai été rattrapée par mon essence, je le savais déjà un peu mais ta terre d’origine est inscrite au plus profond de toi, que tu le veuilles ou non. Ça te prend aux tripes et tu n’y peux rien. J’aime cette sensation d’appartenance et c’est là que je comprends les gens déracinés qui veulent savoir d’où ils viennent pour pouvoir avancer sereinement.



Sonnée par toutes ces émotions, je ne perds pas le nord pour autant. La suite est BIEN plus légère dans la deuxième partie de « l’article » (carrément la meuf se prend pour Carrie Bradshaw). A tout de suite !


(É)pérdumment votre,